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Raoul,
Jeu compulsif info -
Actualité, août 2003 L'auteur est
chroniqueur au site
Jeu compulsif info. Ancien
directeur informatique pour une grande corporation, il a sombré
pendant plusieurs années dans l'enfer du jeu compulsif.
Aujourd'hui abstinent, cet expert en informatique partage avec les
visiteurs du site ses opinions, analyses et ses recherches
personnelles. Raoul s'intéresse tout particulièrement au
fonctionnement des loteries vidéo et aux traitements qui sont
actuellement offerts aux joueurs compulsifs. |
UNE EXTRA AVEC ÇA ? Une
interrogation…………… De Raoul
Selon la loi, l’appareil de loterie vidéo ne doit pas permettre de mise
supérieure à $2.50
L’option de doublage offerte pour certains jeux permet au joueur de
tenter de doubler son gain. Ce gain peut être n’importe quel gain venant
d’être accordé. Il peut valoir : $10, $50, $100, $250….
Le joueur qui utilise cette option mise nécessairement son gain en
espérant le doubler. Pour gagner il doit deviner correctement la couleur
de la carte suivante. Ce n’est pas un gain hypothétique que mise le
joueur. C’est le gain que le jeu lui a accordé et qu’il pourrait choisir
d’encaisser.
J’ai souvent vu des joueurs utiliser systématiquement cette option du
doublage pour tout gain supérieur à 50 crédits, soit $12.50. J’en ai vus
souvent perdre ou gagner $200 sur une seule carte.
Par cette option l’appareil permet donc des mises beaucoup plus élevées
que $2.50. Cependant Loto Québec continue d’affirmer qu’une mise maximum
de $2.50 s’applique à ses appareils de loterie vidéo. Par quelle bizarre
interprétation peut-elle tenir ce discours ? Même en prétendant que le
doublage serait une extension du tirage précédent qui lui n’autorisait
qu’une mise maximale de $2.50, ce discours ne tiendrait pas la route car
l’extension serait alors illégale du fait qu’elle permettrait des mises
supérieures à $2.50.
A moins que le doublage ait été approuvé comme exception à cet article
de la loi.
Ignorant si c’est le cas, je pose la question : « Les appareils de
loterie vidéo de Loto Québec sont-ils illégaux ? Qu’advient-il de la
protection du citoyen quand le propriétaire de l’exploitant détient un
pouvoir législatif ?
EN BONUS.....
LOTERIES VIDÉO : La probabilité de tout lot doit être garantie
constante ! Un amendement s’impose…
Une question m’intrigue depuis fort longtemps : « Pourquoi les
exploitants gardent-ils tous le silence sur les probabilités à la
loterie vidéo » ? Pourquoi cette consigne généralisée du silence ? La
transparence tuerait-elle cette loterie ?
Qu’est-ce qui ne doit absolument pas être dit ?
J’ai demandé à Loto Québec si les probabilités étaient variables à la
loterie vidéo (http://www.jeu-compulsif.info/Raoul/raoul-annexe1.htm
).
Loto Québec n’a pas répondu à ma question. Ils m’ont simplement assuré
qu’après des millions de parties jouées, le taux de retour moyen serait
atteint.
Cela ne m’a pas rassuré car cela ne garantit nullement que des millions
de tirages ne sont pas vendus où le joueur aurait pratiquement aucune
chance de remporter le lot de $500 ou d’autres lots importants. Si de
tels tirages avaient lieu, seraient-ils considérés frauduleux ? Même si
d’autres tirages étaient particulièrement généreux, ces derniers
justifieraient-ils les premiers ?
Si je volais les uns pour donner aux autres, ne me retrouverais-je pas
en prison ? Même si je pouvais prouver que j’en ai redonné 92% cela ne
me mettrait pas à l’abri de poursuites.
A ma connaissance, Loto Québec n’a jamais affirmé que les probabilités
demeurent constantes à tous les tirages avec ces appareils. Si Loto
Québec décidait de tirer un numéro de moins à un tirage de la 6/49 afin
d’éviter d’accorder le gros lot, ceux qui auraient acheté un billet pour
ce tirage crieraient à la fraude et exigeraient réparation.
Qu’en est-il des appareils électroniques de jeux? La loi protège-t-elle
le joueur de tirages de ce genre? Aucunement! La loi actuelle fixe un
barème pour des millions de tirages sans toutefois définir les règles
qui assureraient l’intégrité et l’honnêteté de chaque tirage individuel.
Chaque fois que le joueur presse le bouton JOUER l’appareil effectue un
tirage sans témoin.
Un simple amendement à la loi qui exigerait que la probabilité de tout
lot demeure constante à chaque tirage d’un jeu résoudrait ce problème.
Le caractère aléatoire du jeu étant déjà attesté.
Cet amendement n’ajoutera aucun coût à l’exploitant si ses appareils
respectent déjà ce critère qui est généralement reconnu essentiel pour
une honnête loterie.
Cet amendement rendrait illégal tout appareil qui aurait recours à des
probabilités variables pour un lot.
Cet amendement assurerait à tous les joueurs de ces appareils que chaque
tirage est tout aussi honnête et intègre que ceux des autres loteries
telles: la Mini, la 6/49 , la super/7, …. pour lesquelles les
probabilités demeurent constantes à tous les tirages. La loi et
l’attestation de conformité à la loi du ministère de la Sécurité
publique suppléeraient à l’absence de témoin.
Cet amendement est urgent. Je dirais même qu’il s’impose vu que ces
tirages se déroulent sans témoin.
Une question à poser à L-Q qui refuse de nous répondre clairement.
Est-ce que les probabilités des lots aux LV sont constantes (comme les
autres loteries) ou variables... OUI ou NON ? Pour infos sur ce sujet :
les chroniques de Raoul www.jeu-compulsif.info
Raoul (www.jeu-compulsif.info), joueur compulsif abstinent et ex
directeur informatique…
(1) -Les principes inspirés de la psychologie béhaviorale (Skinner et
Cie) sont abondamment utilisés par l’industrie des jeux de hasard et
d’argent Ex :
·Attirer les joueurs potentiels à la machine.
·Inciter les joueurs à commencer à l'actionner en la rendant attrayante.
·Maintenir le comportement du joueur pendant des périodes relativement
longues.
·Induire et maintenir le comportement tandis que le joueur perd de
l’argent.
(2) Selon le sondage réalisé dans le cadre du Forum sur le jeu
pathologique, 5 % des Québécois se considèrent eux-mêmes joueurs
pathologiques mais ce pourcentage représente probablement une sous
estimation de la réalité. Puisque le fait de d'admettre sa dépendance ou
sa toxicomanie représente déjà un pas difficile à franchir...
-Voici quelques statistiques de Santé et Bien-être Canada :
26,8 % des joueurs pathologiques ont tenté de se suicider ;
37 % des joueurs pathologiques volent jusqu’à 5000 $ par année à leur
employeur ;
14 % d’entre eux s’absentent du travail des journées entières dans le
but de s’adonner à des jeux de hasard ;
36 % perdent leur emploi en raison de problèmes associés au jeu ;
83 % des joueurs compulsifs empruntent de l’argent auprès d’amis, de
parents et d’établissements bancaires pour rembourser leurs dettes de
jeu ;
-Une étude effectuée par un chercheur de l’Université du Manitoba
indique qu’un joueur compulsif coûte en moyenne 56 000 $ à la société.
(3) Centre d’achat Angrignon
Alain Dubois, éditeur de
www.Jeu-Compulsif.info
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