La Cours suprême refuse d'entendre la Banque Laurentienne qui souhaitait congédier une employée souffrant de jeu pathologique

Jeu compulsif info - Actualité, septembre 2003, Alain Dubois

La cour suprême du Canada a donné raison à madame Emilia Cardosco Sousa qui après plus de 20 ans de bons et loyaux services à la banque Laurentienne congédié en 1998  après avoir volé 2,500$. Ce geste avit été commis alors que madame Cardosco Sousa souffrait d'un grave problème de jeu pathologique. Déjà le syndicat FTQ des employés professionnels et de bureau avait obtenu l'annulation du congédiement qui avait été remplacé par 22 mois de suspension. Les cours supérieure et d'appel avait maintenu la décision de l'arbitre et rejeté cette demande de l'institution bancaire.

Il est déplorable qu'une entreprise s'acharne ainsi sur une de ses employé souffrant de cette grave addiction. Il n'a pas tenu compte de ses années de service ainsi que de la gravité toute relative de la faute. La meilleure solution pour un bon citoyen corporatif n'aurait elle pas consisté à lui demander un remboursement des sommes substituées ainsi que de lui offrir aide et support afin qu'elle soigne son problème de jeu pathologique.

Voici quelques statistiques de Santé et Bien-être Canada:

26,8 % des joueurs pathologiques ont tenté de se suicider ;

37 % des joueurs pathologiques volent jusqu’à 5000 $ par année à leur employeur ;

14 % d’entre eux s’absentent du travail des journées entières dans le but de s’adonner à des jeux de hasard ;

36 % perdent leur emploi en raison de problèmes associés au jeu ;

83 % des joueurs compulsifs empruntent de l’argent auprès d’amis, de parents et d’établissements bancaires pour rembourser leurs dettes de jeu ;

Une étude effectuée par un chercheur de l’Université du Manitoba indique qu’un joueur compulsif coûte en moyenne 56 000 $ à la société.

 Alain Dubois, éditeur de www.Jeu-Compulsif.info

Voir aussi sur le même sujet: Jeu compulsif et Robert Ladouceur & Cie. d'Alain Dubois

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