III. QUI SONT LES JOUEURS COMPULSIFS ?

Les mêmes études provinciales qui mesuraient l'ampleur des problèmes associés au jeu nous ont fait découvrir les gens derrière les statistiques. Au Canada, le joueur compulsif typique est célibataire et a moins de 30 ans. En dehors de ces caractéristiques, nous ne savons pas grand chose. Il se peut fort bien que le profil du joueur compulsif se distingue moins bien à mesure que divers groupes de la population en général sont aussi touchés par ce genre de problèmes.(18)

Les caractéristiques non démographiques des joueurs compulsifs semblent moins susceptibles de changer. Les joueurs compulsifs préfèrent des modes continus de jeu, comme le bingo, les courses de chevaux, les casinos et les appareils de loterie vidéo car ils veulent toucher l'argent sans tarder. Ils jouent plus souvent et plus longtemps que les joueurs non compulsifs et consacrent des sommes considérables, sinon renversantes, à ces activités.

Les caractéristiques démographiques

Les distinctions entre les caractéristiques des joueurs compulsifs et non compulsifs ne sont pas toujours très nettes. Ce que les études provinciales montrent, c'est que certains segments de la population en général sont plus susceptibles que d'autres de développer une dépendance au jeu mais le risque n'est jamais absolu. Le tableau 7 à la page suivante illustre ce point au moyen de données issues de l'étude de l'Alberta.(19)

Dans le groupe des joueurs non compulsifs, 45 p. cent étaient des hommes. Le groupe des joueurs compulsifs et pathologiques était composé à 62 p. cent par des hommes. Autrement dit, les hommes étaient plus susceptibles que les femmes d'être obsédés par le jeu mais tous les hommes n'étaient pas susceptibles de dépendre du jeu et toutes les femmes n'étaient pas à l'abri d'une telle dépendance.

TABLEAU 7: COMPARAISON ENTRE LES JOUEURS COMPULSIFS DE TOUTE UNE VIE EN ALBERTA ET LE RESTE DE LA POPULATION

 

Non-joueurs Joueurs compulsifs
et pathologiques
Échantillon 1 649 153

 

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