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Annexe au chapitre 6
Cette annexe comprend : une copie de ma lettre à Loto Québec et la transcription
de la réponse de la SLVQ. J’ai retiré mes coordonnées des documents. J’ai
respecté les paragraphes et textes. Les originaux étaient signés. La réponse de
la SLVQ est imprimée sur leur papier à en-tête officiel.
Laval, le 27 octobre 2002
Loto Québec
Service aux détaillants
500 rue Sherbrooke ouest
Bureau 1600
Montréal, PQ
H3A 3G6
A qui de droit,
Introduction
Jeudi le 24 octobre, j’ai appelé Loto Québec et Richard m’a conseillé de
rappeler à 9 :15 et de demander le Service aux détaillants. C’est ce que j’ai
fait et Vassilia m’a confirmé que les probabilités de gains ne seraient pas
affichées aux écrans précisant les différents lots. Seul le pourcentage de
retour serait affiché.(Pourtant, Monsieur Frigon a promis que les probabilités de gains seraient
données pour les produits de loterie.) J’ai expliqué ma perception de la loterie vidéo à Vassilia et je lui ai posé une
question à laquelle elle ne pouvait répondre. Elle m’a suggéré d’écrire ma
question et notre conversation. J’ai interprété son conseil comme une promesse
que ma question serait acheminée à une personne pouvant y répondre.
Note.
Je tiens à exprimer mon appréciation de la qualité d’écoute, de l’intelligence
et du professionnalisme de votre personnel.
Ma question
La loterie vidéo est-elle un jeu de hasard à probabilités variables ?
Mes explications
Une contrainte de rentabilité asservit chaque machine : ce que Loto Québec a
l’honnêteté de reconnaître en termes différents. Loto Québec utilise les mots
pourcentage de retour. C’est du
marketing intelligent.
Si ce n’était de cette contrainte au niveau de chaque machine (présentement, la
paie des détaillants en dépend), Loto Québec pourrait fort bien s’appuyer sur
des probabilités constantes et la loi des grands nombres pour assurer la
rentabilité de l’ensemble des machines.
Mais la problématique est différente n’est-ce pas ?
Un tel système, même s’il est concevable, exigerait un investissement important
et quelques années de développement.
La loterie vidéo, telle qu’elle est présentement, comporte certes des éléments
aléatoires mais peut-on encore parler de jeu de hasard tant qu’existe cette
contrainte de rentabilité ? Cette contrainte constitue une grave entorse à
l’indépendance des tirages.
Considérations thérapeutiques des joueurs compulsifs
Une réponse affirmative à ma question ajouterait un puissant élément cognitif
aux thérapies.
Le thérapeute pourrait dire aux joueurs, que devant leur machine, ils ne peuvent
même pas être assurés d’une chance significative de remporter les seuls lots
qu’ils jugent intéressants.
L’approche cognitive, uniquement centrée sur le jeu, est rarement suffisante
pour libérer le joueur compulsif de ses terribles envies de jouer.
La gestion des émotions ajoute à l’efficacité de la thérapie, mais un
rétablissement complet exige une certaine reprise de contrôle du subconscient.
Ce dernier doit cesser de balancer au joueur ces terribles pulsions qui le
poussent à jouer. Autrement le joueur demeure constamment en lutte, donc reste
vulnérable face à son problème.
C’est une démarche longue, pénible et onéreuse.
Je comprends pourquoi le gouvernement du Nouveau Brunswick mentionne que des
états semblables à des troubles dissociatifs sont un des symptômes que le jeu
compulsif partage avec d’autres dépendances. Le fait que messieurs Ladouceur et
Boutin n’en fasse même pas mention me laisse un goût amer.
Conclusion
Je suis un joueur compulsif qui approche de son rétablissement mais je suis
aussi un ancien directeur d’Informatique de grandes entreprises.
Je désire ardemment aider les joueurs compulsifs mais je désire aussi, demeurer
un élément utile à la société et à son gouvernement.
Je ne pense pas que mon dilemme soit très différent du vôtre.
Vous remerciant de votre attention et espérant une réponse à ma question, je
demeure,
votre dévoué
Raoul …….
Montréal, le 6 novembre 2002
Monsieur Raoul …
Monsieur,
Nous avons pris connaissance de votre lettre du 27 octobre dernier et vous
remercions de votre intérêt pour la Société des loteries vidéo du Québec (SLVQ).
Le taux de retour moyen des jeux de loterie vidéo est atteint après des millions
de parties jouées et tient compte à la fois du hasard des résultats, de la
multiplicité des jeux et de la variété des lots et combinaisons possibles.
Par ailleurs, le Service des appareils de jeu (SAJ), une section du Laboratoire
des sciences judiciaires et de médecine légale du ministère de le Sécurité
publique, vérifie et atteste le caractère aléatoire et le taux de retour de tous
les jeux dans les appareils de loterie vidéo.
Veuillez accepter, Monsieur, l’expression de nos sentiments les meilleurs.
Patrice Juneau
Agent d’information
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